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EGEE1: Une structure brillante et visionnaire… Entretien avec Tanja Masson-Zwaan (Avril 2010)

EGEE1: Une structure brillante et visionnaire… Entretien avec Tanja Masson-Zwaan (Avril 2010)

Avril 2010, Marianne Ranke-Cormier (aujourd’hui vice-présidente de l’AAFB) publiait une série d’entretiens pour revenir sur cette fabuleuse semaine de congrès EGEE1 et d’en retrouver les principaux acteurs, à l’époque étudiants, dont le parcours s’est développé dans des activités diverses mais toujours aussi engagées. Nous vous proposons de retrouver ci-dessous l’entretien avec Tanja Masson-Zwaan, qui vient de recevoir le titre d’officier de l’« Orde van Oranje Nassau ».

En avril 1985 quelles études suiviez-vous?

Tanja Masson-Zwaan (TMZ): J’étudiais le droit international à l’Université de Leiden, J’avais pratiquement terminé mes études à l’époque (j’ai été diplômée en octobre 1985).

Quel était votre rôle dans l’organisation d’EGEE 1?

Je n’étais pas impliquée dans l’organisation d’EGEE1, Franck Biancheri est venu me voir à Leiden. J’étais bureau l’association de droit international “Telders” et un ancien de cette association travaillant à l’ambassade des Pays-Bas à Paris lui a donné mes coordonnées. Comme je parlais français, je l’ai rencontré et j’ai accepté de réunir un petit groupe d’étudiants qui iraient à Paris en Avril 1985. Bien entendu j’y étais aussi. Après cela je me suis fortement investie dans le développement de l’organisation et j’ai été nommée Secrétaire Général du premier Comité Directeur.

Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre part à l’organisation de cet évènement?

J’y ai participé parce que les idées de Franck (Biancheri) était stimulantes, nouvelles et intéressantes. Tout d’abord nous n’avons pas su comment réagir devant cet étudiant français tellement enthousiaste mais il était impossible de ne pas être d’accord avec ses idées et nous avons donc décidé de venir et nous sommes devenus aussi motivés que lui. Bien sur l’idée de participer à un grand congrès et à des soirées à Paris était très attirante.

Racontez-moi ce 16 avril, étiez-vous excité par le lancement d’EGEE 1?

C’était une sensation énorme d’en faire partie. Je n’aurais jamais pu m’imaginer que 25 ans après cela ce serait développé en une organisation aussi importante et influente.

Que s’est-il passé pendant la semaine?

J’avoue que je ne mes souviens pas très bien des conférences ou encore où nous étions logés ou à quoi ressemblaient les jours, mais je me souviens bien des soirées géniales, par exemple à la Conciergerie!
.

Quelle a été pour vous la réussite la plus importante de cet évènement?

De rassembler un petit groupe d’amis actifs et dévoués avec lesquels j’ai passé des merveilleuses années à voyager à travers l’Europe, l’interaction avec d’autres européens, créer des liens inaltérables et, je pense, faire du bon travail en permettant à des jeunes européens de se rencontrer dans une structure sans délimitation nationale. Cette structure était brillante et visionnaire.

Quel est votre meilleur souvenir?

Tout…

Et le plus mauvais?

Les bagarres que nous avions parfois, mais elles étaient nécessaires pour arriver à une compréhension commune, donc ce ne sont pas vraiment de mauvais souvenirs. Comme j’avais déjà commencé à travailler en octobre 1985 et qu’il devenait de plus en plus difficile de combiner AEGEE avec mon travail à l’Université j’avais déjà quitté le Comité directeur quand il y a eu des problèmes plus sérieux après les deux, trois premières années. J’ai donc la chance de n’avoir que de bons souvenirs.

En quoi ce congrès vous a-t-il poussé à construire le réseau AEGEE?

Nous ne pouvions juste pas nous arrêter là, nous avions du travail à faire et la dynamique du groupe était très forte. C’était nouveau, c’était sympa, c’était nécessaire.

Pouvez-vous me dire quelle dimension ce congrès avait pour vous avant et après?

Avant, le plaisir. Après, une mission

Aviez-vous anticipé sa dimension politique?

Non, je n’avais aucune idée de l’impact qu’il pourrait avoir.

Et pour le futur des étudiants en Europe?

Non plus

A partir de cette expérience quelles recommandations voudriez-vous donner aux jeunes générations en Europe aujourd’hui?

Échangez, voyagez, écoutez, interagissez, soyez compréhensifs, tolérant, ayez du plaisir, apprenez vos langues!!

Que faites vous aujourd’hui dans la vie?

Je travaille de nouveau a la faculté de droit de l’université de Leiden, à l’Institut de droit aerien et spatial ou j’avais commencé a travailler juste après EGEE1 (www.iiasl.aero ), mais entre temps j’ai vécu a l’étranger pendant presque 15 ans, en France et à Singapour. Je suis aussi présidente de l’Institut International de Droit Spatial (www.iislweb.org) et dans ce contexte je travaille toujours avec des gens de plein de différentes nationalités et cultures; mes années AEGEE m’ont donc été bien utiles. Je suis mariée avec un franco/suisse (avec qui j’étais deja lors d’EGEE1, c’est pour ca que je parlais le français…), nous avons quatre enfants dont un est parti faire ses études en Suisse et les autres sont au lycée français de La Haye. Je les encourage le plus possible de participer dans des modèles des Nations Unies, comme le THIMUN ou le MFNU, ou toute autre opportunité d’élargir leur horizon, car je sais combien c’est important.

Tanja Masson-Zwaan je vous remercie vivement, Marianne Ranke-Cormier, 19/04/2010

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